dimanche 20 janvier 2013

Les origines de La Haumuche



On dit que la vigne de La Haumuche est une vieille vigne familiale. Je me suis alors demandé qui avait planté cette vigne ?
 En examinant de vieux actes que ma mère a ressortis d’un classeur bien rangé par mon père, je suis tombé, un peu par hasard, sur un acte de donation datant du 29 janvier 1913. Il y a 100 ans tout juste.
Couverture de l’acte de donation partage d’Antoinette Bercy

Il s’agit de la donation d’Antoinette Bercy, née Savigny, veuve de Pierre Bercy (décédé le 15 janvier 1908 à Bonneuil) à ses 2 enfants : Antonin Bercy et Marie Bercy, mariée à Jules Penot.  Les 2 enfants se partagent pour moitié les biens d’Antoinette, de la succession de leur père et s’y ajoutent, dans ce même acte, les biens que leur vend leur oncle, Antoine Bercy, frère de Pierre.
Ainsi Marie et Jules Penot reçoivent une moitié de vigne : la vigne de La Haumuche.

Extrait de l’acte, page 5 : « Et pour moitié ou vingt ares cinquante centiares à prendre au midi dans une vigne sise au lieudit La Haumuche, dite commune, joignant cette moitié du levant Botreau, du midi Dubois, du couchant le chemin de Boirie au Marchais Plat et au nord le premier lot. »
 C’est cette moitié de vigne que je cultive aujourd’hui. Elle porte le numéro 91 de la section AK du cadastre de la commune de Bonneuil-Matours. 


Mais cet acte de donation précise aussi les origines de cette propriété. On peut y lire plus loin dans le chapitre Origine de propriété :

Extrait de l’acte, chapitre Origine de propriété : « Ceux désignés sous les articles trois du premier lot et quatre du deuxième lot, de Mme Anthémise Dia, sans profession, veuve de M. Victor Briault, demeurant à Bonneuil-Matours, et Mme Marie Meunier, aussi sans profession, veuve de M. Alexandre Via, demeurant au même lieu aux termes d’un contrat passé devant M. Pouvreau, notaire à Montoiron, le vingt-quatre décembre 1883, enregistré, transcrit au bureau des hypothèques de Châtellerault le vingt-trois janvier suivant, vol. 774, N° 30, moyennant le prix de soixante-quinze francs payés le dix janvier mil huit cent quatre-vingt-quinze.»

Ainsi, cette vigne de La Haumuche a été acquise en communauté par les 2 frères Pierre et Antoine Bercy auprès des 2 frères et sœurs Dia (Anthémise épouse Briault et Pierre Alexandre), le 10 janvier 1895. Il y a donc 118 ans au moins que cette vigne existe. 

Voilà. Les Dia Étaient-ils de la famille ? Peut-on remonter plus loin dans le temps pour savoir qui en a planté les premiers ceps, tous disparus depuis ?

Mon grand-père Denys disait que « Tout nous venait toujours des femmes… », Marie Bercy épouse de Jules Penot, en l’occurrence ici. Il faisait sans doute aussi allusion à notre origine Acadienne grâce aux femmes (depuis Gabriel Berbudeau le chirurgien des Acadiens). Mais ça c’est une autre histoire.
Je me suis fait confirmer une partie de ces affirmations par René Bercy, dernier descendant du nom. Il avait hérité, lui René, de la moitié de la part d’Antonin (celle de Pierre Bercy premier fils d’Antonin) et l’a revendue à mon père André (parcelle AK 93 du cadastre). Mon père a aussi racheté l’autre moitié (celle de Paul, second fils d’Antonin, parcelles AK 255 et 256), reconstituant ainsi la vigne d’origine. Mon père s’est séparé ensuite d’une partie (parcelle 256) en en faisant un lot constructible.

Pour la petite histoire, notre Grand-Mère Antoinette n’a pas signé l’acte de donation car elle ne savait pas écrire.

« Lecture faite, M. et Mme Penot et M. Antonin Bercy ont seuls signé avec les témoins et le notaire sur l’interpellation duquel Mme veuve Bercy, donatrice, a déclaré ne le savoir.»

Photo prise devant le magasin de chaussures, 27 Grand-rue à Bonneuil, aux environs de 1908 – 1910. De gauche à droite : Denys Penot, sa mère Marie Bercy, son père Jules Penot et Pierre Bercy, leur neveu (et père de René cité plus haut). Assise : Antoinette Bercy, née Savigny, mère de Marie




samedi 12 janvier 2013

13/01/2013 : début de la campagne 2013

Plantation : La campagne commence par l'arrachage des ceps morts et la préparation de leur remplacement par de jeunes ceps.
A l'automne, j'ai identifié 18 ceps à remplacer que j'ai repérés sur le plan de la vigne.
Avant l'arrachage
Hier, lundi après-midi,  et aujourd'hui, avec l'aide de Stéphanie, nous avons donc arraché 20 ceps supposés morts. 2 jeunes boutures de l'an dernier ne l'étaient pas, elles n'avaient pas été identifiées à l'automne, je les ai arrachées pour rien. Je dois faire plus confiance à mon diagnostic d'automne. Ce n'est pas grave, elles seront remplacées par des boutures en pot faites l'an dernier. 
Après arrachage
Les trous font environ 40 cm x 40 x 40 cm. On met la bonne terre du dessus d'un côté du trou (au sud) et l'argile du dessous de l'autre côté en 2 tas bien formés pour faciliter le rebouchage. Ensuite j'avais préparé 6 sacs (sacs à gravats) remplis avec 10 pelletées de compost du jardin que nous avons versé dans les 20 trous (3 pelletées par trou donc). Certains étaient déjà rempli d'eau. Et voilà, il n'y a lus qu'à attendre le printemps pour planter. 
Les ceps morts sont probablement porteurs de maladie.
Il faut veiller à extraire un maximum de racines qui seront brûlées.
Le froid qui arrive et l'eau vont aussi faire du bon travail d'assainissement.
Quand le sol est bien gras comme c'est le cas cette année,
ce terrain argileux me paraît plus facile à creuser. 
Les nombreux silex se déplacent sous la pelle qui pénètre mieux. 
Seul soucis, les racines se coupent moins bien avec la pioche.
 (une pioche spéciale à 2 plats à 90 °)